Ceux qui ont rencontré Josée Chiappe sont souvent surpris par la précision de son diagnostic alors même qu’elle ne les connaissait pas. Ils se demandent quelle est sa formation, comment en est-elle arrivée à être aussi performante,… ?

Pour vous permettre de mieux connaître la Josée d’aujourd’hui, voici un extrait de son livre qui vous éclairera sur la Josée d’hier.

Josée est née le 16 aout 1952 à Ravanusa, petit village paradisiaque de Sicile. Elle est la fille de Luigia et Giacomo Brunetto. Il faudra attendre 4 jours pour qu’elle soit enregistrée sous le nom de Giuseppa Brunetto. Elle sera la seule fille d’une famille composée de 3 garçons (Gérard, Mario et Marcel). Son papa avait l’esprit aventurier. Il était berger et rêvait de conquérir les pâturages français. Hélas, ce rêve n’était pas celui de sa maman qui conçoit un enfant dans le but de retenir la famille en Sicile. Cet enfant est Josée. Elle est à peine âgée de 7 mois quand son papa décide d’installer sa famille en France. Ce 11 mars 1953, le voyage en train est très long entre la Sicile et la France. Il dure 2 nuits et 3 jours. D’importantes difficultés surgissent alors sur le plan matériel mais la famille y fait face. Les conditions de vie sont dures et la famille habite dans une pièce unique dont le sol est du béton brut et la porte d’entrée une planche fermée à l’aide d’un madrier.

En 1959, le papa de Josée a un grave accident de travail qui lui brise les jambes et lui impose de rester 2 années à l’hôpital. Malgré l’handicap des béquilles, cet homme courageux ne renonce pas pour autant à construire de ses mains la maison dans laquelle habitera sa famille.

A 9 ans, Josée commence à avoir des difficultés pour marcher et son dos se tord de plus en plus. Personne ne comprend ce qui se passe et on se demande Pourquoi ? Sa maman décide alors d’emmener sa fille voir tous les médecins susceptibles de la soigner. Josée en a tellement assez, qu’elle la supplie d’arrêter ces visites incessantes chez les docteurs. Sa maman lui répond alors : « je vais frapper à tellement de portes, qu’il y en aura bien une qui s’ouvrira ». Cette phrase marqua à vie la petite Josée qui ne l’oublia jamais. Encore aujourd’hui, si vous questionnez Josée à ce sujet, elle vous dira que tout au long de sa vie, ces paroles ont résonné dans ses oreilles. Elles lui ont permis de cheminer vers une guérison. Elles lui ont tenu compagnie pendant 9 années qu’elle a passées à l’Institut Pomponriana. Au cours de ce séjour, elle était alitée et ne se voyait qu’à travers le reflet du miroir situé au-dessus de son lit. C’est à cette époque que Josée découvre la lecture et l’imaginaire. Elle liera tous les livres de la bibliothèque de l’Institut sans exception.

Josée sort de cet Institut à l’âge de 16 ans atteinte d’une forme de sclérose appelée la maladie de Freidich. Elle sait qu’elle est différente des autres jeunes filles de son âge en raison de ses difficultés physiques… mais Pourquoi ?

A l’âge de 20 ans, elle rencontre Claude avec qui elle se marie le 31 mars 1973. Très vite, elle devient maman d’une petite Valérie qui naît anorexique. 5 ans plus tard, elle attend des triplés qui mourront après quelques jours de vie. A l’enterrement de Sabrina, Camille et Johanna, Josée se demande encore Pourquoi ? Après cet événement tragique, Josée devient la maman d’une petite Coralie qui à son tour est victime d’un accident grave de la route alors qu’elle est âgée de 7 ans. Pourquoi ? Puis arrive Mathieu qui réconcilie Josée avec la vie le 19 aout 1989. Depuis lors, la famille s’est agrandie avec ses petits enfants, ses rayons de soleil : Soheib, Kedija et Mohammed, et leur papa Farid.

Comme vous l’avez constaté, la famille de Josée a connu bien des difficultés. C’est peut-être aussi le cas de la vôtre car les épreuves d’une vie n’épargnent personne. Les difficultés de Josée méritaient d’être mentionnées car elles ont contribué à construire la thérapeute que vous connaissez.

Face à toutes ces épreuves, elle s’est sans cesse questionnée sur le sens de la vie, pourquoi tant de souffrances existaient. Motivée pour en connaître les réponses, Josée s’est mise à beaucoup étudier. Elle s’est intéressée à toutes sortes de civilisations, de cultures, de philosophies. Elle reconnaît volontiers qu’elle a un attachement très fort aux saintes écritures qu’elle connaît particulièrement bien et à la langue hébraïque. Elle a également beaucoup voyagé pour se rendre sur des lieux mythiques à a rencontre de peuples ayant des traditions et coutumes très instructives. De ces expériences, elle a acquis une culture générale très forte et l’amour de la différence chez autrui.

En terme de formation, Josée a débuté par des études de diététique. Elle pensait que manger sainement était la garantie d’un corps sain. Puis, l’expérience lui montra vite que des personnes contractaient des maladies malgré leur mode de vie et leur alimentation équilibrée. Souvent, ces maladies étaient enclenchées à la suite d’un choc émotionnel fort. Josée entreprit donc de se former pour comprendre le lien qui pouvait exister entre les organes et les émotions. Très vite, elle en arriva à étudier le décodage biologique des mémoires cellulaires avec Claude Sabbah et Marc Fréchet.

Josée aime apprendre. C’est pourquoi depuis 25 ans, elle étudie et se forme constamment à toute forme de médecine alternative et nouvelle. Elle a ainsi acquis des compétences très larges dans des domaines diversifiés et complémentaires ; ce qui explique la précision de ses diagnostics et la pertinence de ses traitements. La quête de la connaissance a été le fil conducteur de sa vie.

Pour autant, quand on questionne Josée sur son rêve le plus fou, elle répond : « Avoir une grande maison, avec un parterre ciré sur lequel jouent tous mes nombreux petits enfants. Je leur ferai des gâteaux. Voilà ma vie. Pourquoi ? ».